N’observant que d’un Å“il las et lointain le cirque électoral et l’imbroglio médiatique des âneries, je dois dire que l’idée d’en tirer quelque chose était à mille lieux de mon état de pensée … et pourtant !

Pour parler franchement les candidats m’intéressent peu ou proue, et la bave quotidienne de la presse officielle sur un tel, sur tel propos, ou sur telles bourdes - dans une sorte d’extase grotesque volant toujours plus bas - m’attriste plus qu’elle ne m’agace. Cependant l’heure est peut être importante ! Partout on appelle à voter, à être citoyen, à “s’exprimer”, et autres slogans racoleurs ou accusateurs cherchant à éveiller la culpabilité chez abstentionnistes et consorts. Mais en parallèle de ce mouvement pro citoyen (ou effet de manche médiatico-bien pensant) on constate une sorte de désespoir ur[i]natoire.
Car l’essentiel du problème, ou de la solution aller savoir, est là. L’antiparlementarisme tient lui aussi une pêche d’enfer. Les élites inspirent dégoût pour un peuple qu’elles méprisent. La droite et la gauche sont [enfin ?] considérées comme la face d’une même pièce. Elles sont jugées dépassées, alors à quoi faut-il s’attendre ? Eh bien on imagine, on sonde, on questionne, … Qui ? Cette fameuse, savoureuse, opinion publique, prophétesse des sondeurs et des statisticiens, déesse des politiciens … Et que nous dit-elle ? Et bien elle est vague, un peu de centre, beaucoup d’extrême … Vient alors l’heure de l’angoisse. Comment concilier antiparlementarisme et obligation citoyenne contre les forces de la réaction ?
Très simple. Un petit concept sert à remédier à cette situation : le vote utile. Il s’agirait d’une sorte de talisman qui chasse les mauvais candidats, un barrage contre un éventuel cauchemar. Le “tous pourris” générateur d’un vrai choix politique, qu’est l’abstention, est dépassé, débordé par la nécessité du barrage et de la sauvegarde de la république. A l’abstention choix politique antiparlementariste, choix politique d’une lassitude, ou du désespoir, on substitue la volonté universelle du “vote le moins pire”.

A vous de faire vos choix. Préférez vous céder à la cloche d’alarme ou préférez vous assumez votre “choix du cÅ“ur” ? Si vous ne vous sentez concerné ni par l’un, ni par l’autre, arrêtez vous, faites une pause et réfléchissez … Demandez vous qui profite vraiment de la “puissance électorale”, de l’extrême droite ?

Croquemitaine

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