Le journal El Paìs vient de rendre public une série relative à l’estimation du rayon d’action des missiles à longue portée développés par la Corée du Nord, sachant que ses missiles peuvent être munis en théorie d’une charge nucléaire ou d’une charge bactériologique.
Quelles sont les peurs que vont engendrer l’annonce de la finalisation de ses armes ?
Une annonce relative aux Taepodong-3 que ne manquera pas de faire Kim Jong-Il, alors qu’en Octobre 2006 le premier/dernier essai nucléaire nord-coréen avait lieu. Quelle perspective d’avenir pour un univers international dans lequel les Etats se craignent les uns les autres ? Quelle négociation possible peut naître d’un monde tissé de tensions diplomatiques ?
L’Iran développe son programme d’enrichissement de l’Uranium, en invoquant le nucléaire civil nécessaire à approvisionner un pays destiné à devenir une puissance économique et politique dans une zone où sa position et son influence géopolitique sont non négligeables. Pourtant la France elle-même s’est trouvée liée étroitement avec les iraniens pour évoquer une éventuelle coopération pour fournir à l’Iran l’Uranium enrichi qui lui manquerait pour développer son « programme nucléaire civil ». Les expériences américaines effectuées indirectement via l’armement fourni à certains dissidents politiques durant la guerre froide, et désormais à ceux luttant contre les régimes susceptibles d’alimenter les rangs des « terroristes islamistes ».
Combien d’échange d’information et quel transite de matériel à haut risque y a-t-il pu avoir ? Quelles sont les réalités du « partage » et des cachotteries militaro scientifiques ?
C’est la peur du nucléaire qui motive les pays du nord ; pour empêcher aux autres d’accéder à une énergie qu’ils ne jugent pas moins dangereuse que les Etats candidats à l’accès au nucléaire. En effet les Etats tels que l’Iran eux même demandeurs de celle-ci.
Quelles légitimités ont les Etats possesseurs de la puissance nucléaire d’en interdire l’acquisition à d‘autres « Etat souverain » ? Quelles sont les moyens de l’Etat de droit quant il s’agit d’imposer par la force l’usage d’énergie potentiellement destructrice d’un pays, d’un continent voire de la planète elle-même ? Pourquoi ne pas tout simplement y renoncer ?
Les progrès de la science sont une chose, tels les bienfaits de l’électricité et tout le petit confort des technologies modernes, mais si les centrales nucléaires sont nécessaires pour alimenter un monde de consommation croissante cela soulève certaines questions:
Est ce que cette surconsommation n’est pas propre à engendrer une croissance exponentielle des risques d’explosion d’une centrale nucléaire, pour sans cesse produire toujours plus ? Et il n’est même pas question des risques bactériologiques potentiels que soulève le développement de la lutte contre l’occident de factions résiduelles mais suffisamment agissantes pour faire naître la peur du « terrorisme ». Est ce que réfléchir sur les « avancées » de la science va bientôt rimer avec paranoïa ?
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